Les idées d'un blogueur politiquement incorrect. Comment pourrait-il en être autrement, je suis un vieil humaniste kantien et qui dit kantien, dit con et réac !!! Histoire des idées, épistémologie, progrès technique, agriculture intensive, distinction homme/animal, réchauffement climatique, religion et science, etc. : ce blog n’épargne aucune des bienpensances de notre monde postmoderne idéologiquement formaté par l’émotion médiatique.
Le projet de loi organique de réforme du Conseil économique et social a été adopté en conseil des ministres le 25 août 2009. Ce projet met en œuvre les mesures de "modernisation" du Conseil économique et social prévues par la réforme constitutionnelle de juillet 2008.
Les attributions du Conseil sont élargies au domaine environnemental. Il change donc de nom et devient "Conseil économique, social et environnemental".

Le nouveau CESE, est réorganisé en trois pôles : « vie économique et dialogue social », « cohésion sociale et territoire, vie associative » et « protection de la nature et de l’environnement ».
Le nombre de conseillers ne change pas et reste fixé à deux cent trente-trois.

Trente-trois conseillers représentant les tenants de l’écologisme vont faire leur entrée au Conseil.

Le monde agricole perd onze sièges, pour ne plus compter que vingt-quatre représentants.

Les dix sièges du groupe des entreprises publiques disparaissent.

On a vu dans des forums des intervenants bêler contre le nombre encore trop élevé de représentants de l’agriculture. Vingt-quatre conseillers sur deux cent trente-trois, cela fait à peine plus de 10 %.

Je sais bien que la part de l’agriculture dans le produit intérieur brut est aujourd’hui d’un peu moins de 2 % et que l’agriculture emploie un peu moins de 4 % de la population active.

Néanmoins les agriculteurs, à ce que je sache, continuent à nourrir le monde, fonction économique primordiale sans laquelle aucune autre ne pourrait se déployer.

Accessoirement, l’activité agricole met en valeur et entretient plus de la moitié du territoire national (54 %) !

J’ajoute que si les agriculteurs nourrissent le monde, les écolos ne savent que lui mettre des bâtons dans les roues.
Les écolos vont avoir plus de sièges que les agriculteurs. A mes yeux, c’est un signe du déclin intellectuel et moral auquel la démocratie d’opinion conduit notre pays (le démocrate et libéral Tocqueville a écrit quelques pages impérissables sur l'opinion).
Les vignes du Seigneur
Les vestiges du jour
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